Faire le compte rendu d’un match
télévisé - qui plus est en direct - n’est pas toujours de la tarte pour
un journaliste de presse écrite...
S’armer
d’une vigilance et d’une concentration extrême pour rapporter les
péripéties sur la pelouse comme il se doit sous peine d’être sanctionné
par milliers, voir millions de téléspectateurs et... des spectateurs
présents !
Mais aussi rapporter aux
fidèles lecteurs ce qu’il n’ont pas pu voir à travers le petit écran.
Surtout quand le tableau d’affichage - pas celui de Fès qui n’existe
pas ! - affiche un sec 0-0 !!
Décidément, le complexe de Fès ne cesse pas de faire râler par bien des aspects.
Côté riches, garer sa
voiture pour voir ce MAS-WAC a été de nouveau une épreuve de force
faute de signalisation en amont des accès de parking ce qui a causé des
embouteillages exécrables.
Côté pauvres, l’absence
de moyens de transport public - autobus, taxis, engins ( ?) clandestins
- a fait que pendant la 1ère mi-temps de ce sommet fassi-casablancais
des spectateurs ont continué à affluer vers les gradins, ratant une
partie du match tout en dérangeant régulièrement les spectateurs
assis...
Ce MAS-WAC a attiré en fait quelque 13 000 spectateurs. Qu’en serait-il si une affiche devait faire le plein des 45.000 ?!
A moins que l’on déclare, haut et fort, que le complexe sportif de Fès est fait pour... les riches uniquement !!
Et que l’on ne vienne pas
réclamer des « pauvres » spectateurs de ne pas faire de « chaghab » eux
qui se tapent des kilomètres à l’aller et au retour du Stade !
Voilà pour ce que tout le monde n’a pas vu chez lui.
Pour le spectacle sur le
magnifique tapis vert de la Route de Sefrou - et sauf votre indulgence
- disons que si l’affiche promettait des merveilles (demeurées en salle
d’attente), pour un coup d’envoi de championnat il n’y avait pas que du
médiocre.
En fait, pour avoir rompu
le jeûne plus de 3 heures avant le match, les Rouges et les Jaunes ont
laissé le public sur sa ... faim !
Sur le plan tactique, Zaki et Lang ont veillé à éviter un échec précoce en maintenant une vigilance défensive constante.
Néanmoins les Wydadis ont
démontré qu’ils pouvaient aussi causer des dégâts chez l’adversaire
lors d’une 1ère mi-temps remportée... aux points.
Un laps initial où le MAS
dut concéder 3 corners et surtout remercier un Jouiâ qui, démarqué à
l’entrée des 16 m fassis, rate un but tout fait (7ème mn).
A la reprise c’est de
nouveau un essai wydadi signé Louissi qui balance des 28 m un coup
franc qu’Aït Boulemane est obligé de lâcher ;
Mais le MAS n’allait pas
l’entendre de cette oreille en « reprenant les affaires en main »
malgré la défaillance de certains éléments carrément « out » !
Benhima et surtout la
nouvelle recrue Fall Kader ont été les plus en vue, mais dans une
équipe « expérimentale », fallait pas rêver. Finalement, les émotions
sont restées étouffées dans... le sifflet de l’arbitre !
M. Rouissi ferma les yeux
sur quelques trois penalties (2 pour le MAS et un pour le WAC) dont
celui flagrant de la 58ème mn lorsque l’arrière central casablancais
Brazi toucha du bras le ballon en plein carré des 16 m.
Prétendre
« l’involontaire » quand le fautif n’esquisse même pas le geste
d’éviter le contact avec le ballon relève d’une foi... douteuse !
L’attitude de M. Rouissi
provoqua, en tous cas, une explosion de colère rarement vécue dans le
complexe sportif de Fès. On imagine l’inverse au complexe Mohammed V...
Hélas, ce furent les
seules occasions de voir des buts car les rentrées de Bidodane côté WAC
et d’Aït Azza (entré à n’y rien comprendre à la 87ème mn !) côté MAS
n’ont rien apporté à un « choc » qu accoucha d’un « non-lieu ».
lopinion.ma