Le ministre de la
Communication, porte-parole du gouvernement, M. Khalid Naciri, a
affirmé que le gouvernement a agi dans l'affaire du démantèlement du
réseau terroriste "Belliraj" sur la base "d'un seul critère, à savoir
la préservation des intérêts suprêmes de la patrie et de la stabilité
du pays".
Le
premier souci du gouvernement "était et demeure le démantèlement du
réseau terroriste dont les origines se sont avérées anciennes comme
cela a été établi lors des investigations, et ce qui est étonnant,
c'est que ce réseau entretenait des liens avec des responsables d'un
parti politique (Al Badil Al Hadari) qui avait participé aux dernières
législatives", a indiqué M. Naciri dans un entretien publié lundi par
le journal +Al Ahdath Al Maghribia+.
Le ministre a ajouté que "le gouvernement a agi de bonne foi avec ce
parti (Al Badil Al Hadari) qui, malheureusement, n'a pas fait preuve du
même sentiment".
Au sujet de la dissolution de ce parti, M. Naciri a souligné que le
gouvernement s'est basé sur un fondement juridique, à savoir que la
création dudit parti visait, en elle même, la mise en oeuvre d'un plan
stratégique, ce qui amène à considérer que cette formation sert comme
instrument à l'acte de violence planifié.
Il a ajouté que cette décision n'a pas été prise dans la
précipitation, soulignant que "nous étions face à une situation urgente
nécessitant une prise de décision rapide et appropriée, une situation
qui ne nous permettait pas d'attendre que soit engagée une procédure
judiciaire qui pourrait prendre du temps".
Le ministre a indiqué que l'esprit et la lettre de l'article 57 de
la loi sur les partis, approuvée par le parlement, se fondent sur deux
questions essentielles, à savoir la nécessité de faire face à la menace
de violence et le traitement urgent de la question chaque fois que le
danger s'avère imminent, rappelant dans ce sens que le facteur violence
est avéré à travers la découverte d'un arsenal d'armes.
MAP